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Génération Z et santé mentale : plusieurs chemins vers le mieux-être

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Une génération différente?

Parler d’une génération ne doit pas nous faire oublier quelque chose d’essentiel : à l’intérieur d’une même génération, les parcours peuvent être complètement différents.

On peut avoir 22 ans et être aux études, 25 ans et être déjà parent, 28 ans et changer complètement de carrière. On peut vivre encore chez ses parents ou habiter seul, être très entouré ou se sentir profondément isolé, être neurotypique ou neuroatypique, avoir grandi dans une famille où l’on parle ouvertement de santé mentale ou, au contraire, dans un milieu où ce sujet demeure difficile à aborder.

Nos cultures, nos réalités économiques, nos expériences scolaires, nos relations, notre identité, notre environnement et notre histoire influencent tous notre façon de vivre le stress, les émotions et les périodes plus difficiles.

Des parcours différents, mais des besoins qui se recoupent

Les expériences individuelles diffèrent, mais certains enjeux reviennent lorsqu’on s’intéresse à la santé mentale de la génération Z et des jeunes adultes : anxiété, surcharge mentale, sentiment d’être dépassé, pression de réussir, incertitude financière, solitude, difficulté à décrocher, recherche de sens et besoin de trouver des moyens concrets de s’apaiser.

Une étude internationale publiée en 2025 par une coalition dirigée par UNICEF, auprès de plus de 5 600 jeunes de la génération Z âgés de 14 à 25 ans (en anglais), révélait que 6 sur 10 se sentaient dépassés par l’actualité mondiale. Seulement la moitié savaient où trouver des ressources pour soutenir leur santé mentale et 55 % estimaient disposer de mécanismes efficaces pour prendre soin de leur bien-être. Les jeunes identifiaient notamment le mouvement, les activités de pleine conscience et les liens sociaux parmi les moyens les plus aidants.

La Commission de la santé mentale du Canada porte elle aussi une attention particulière aux « adultes émergents ». Elle souligne que le passage de l’adolescence à l’âge adulte représente une période où apparaissent fréquemment les premiers symptômes de problèmes de santé mentale, mais aussi une période où les obstacles à l’accès aux services sont importants. Elle rappelle également que le développement vers l’âge adulte ne suit pas le même rythme pour tout le monde et peut se prolonger jusque dans la vingtaine, voire au-delà.

Ce constat nous intéresse particulièrement à L’Arc-en-Ciel, puisque nos services destinés aux 18–30 ans se trouvent précisément dans cette zone de transition : études, entrée sur le marché du travail, autonomie, logement, relations, identité, parentalité parfois, changements de parcours et construction d’une vie adulte.

Plusieurs portes d’entrée vers le mieux-être

Cette réflexion nous amène à développer plusieurs portes d’entrée : intervention individuelle, groupes, entraide, activités, création, outils d’apaisement, expériences sensorielles et technologies. L’objectif est de permettre à chacun de découvrir ce qui lui convient réellement. C’est aussi une façon très concrète de parler de diversité et d’inclusion en santé mentale.

Neurodiversité : quand les besoins ne sont pas les mêmes

Parler aux 18–30 ans aujourd’hui implique aussi de reconnaître davantage la neurodiversité. Une personne neurotypique, une personne ayant un TDAH, une personne autiste ou une personne particulièrement sensible aux stimulations ne vivront pas nécessairement le même environnement de la même manière.

  • Un lieu animé peut stimuler une personne et en épuiser une autre. 
  • Le silence peut calmer quelqu’un alors qu’une autre personne aura besoin de musique ou de mouvement pour réguler son attention. 
  • Méditer les yeux fermés peut être bénéfique pour certains et très difficile pour d’autres.

L’enjeu n’est donc pas de trouver LA méthode qui fonctionne, mais d’aider la personne à trouver ce qui fonctionne pour elle.

Cette idée va d’ailleurs bien au-delà de la neurodiversité. Nos cultures, nos moyens financiers, nos expériences, notre rapport aux autres et les événements que nous avons traversés influencent également nos besoins.

Le numérique fait partie de la réalité. Pourquoi l’exclure du mieux-être?

Téléphones, jeux vidéo, musique en continu, communautés en ligne et univers virtuels font partie de l’environnement quotidien de cette génération. 

Cela ne signifie pas que tous les usages numériques sont bénéfiques. Cela signifie qu’il est pertinent d’aller plus loin; un environnement numérique peut devenir envahissant, mais il peut aussi créer du lien, offrir un espace prévisible, permettre de se concentrer ou aider quelqu’un à faire une pause lorsque le monde extérieur devient trop stimulant.

C’est dans cette perspective que nous nous intéressons notamment à la réalité virtuelle comme outil complémentaire d’apaisement. Une expérience immersive peut permettre de modifier momentanément l’environnement sensoriel, de diriger son attention ailleurs et d’explorer une autre manière de ralentir.

L’objectif n’est pas de remplacer la relation humaine par la technologie. Il est d’avoir un outil de plus dans la boîte à outils.

Parler leur langage sans essayer de parler à leur place

Rejoindre la génération Z ne signifie pas adopter artificiellement les expressions populaires du moment. Cela signifie comprendre ce qu’il peut y avoir derrière : « je suis brûlé », « mon cerveau ne décroche pas », « je suis overwhelmed », « j’ai besoin de souffler », « je suis surstimulé », « je me sens perdu » ou « je n’ai juste plus d’énergie ».

Derrière ces mots peuvent se trouver de l’anxiété, de l’épuisement mental, une surcharge émotionnelle, de l’isolement, des difficultés financières, une période de transition ou simplement un besoin de retrouver un certain équilibre.

La réponse n’est pas toujours un diagnostic. Et la première réponse n’a pas toujours besoin d’être une thérapie.

Parfois, la première étape est simplement un endroit, une personne, une activité ou un outil qui permet d’aller un peu mieux aujourd’hui.

À L’Arc-en-Ciel, plusieurs chemins sont possibles

C’est ce que nous voulons continuer à développer avec nos services pour les 18–30 ans : un accompagnement suffisamment humain pour créer une relation, suffisamment flexible pour respecter les différences et suffisamment ouvert pour essayer de nouvelles façons de prendre soin de sa santé mentale.

Si vous avez entre 18 et 30 ans, vous n’avez pas besoin de savoir exactement ce qui ne va pas avant de nous contacter.

Si vous êtes parent, proche, intervenant, enseignant, employeur ou professionnel et que vous connaissez un jeune adulte qui pourrait bénéficier de ces services, vous pouvez aussi devenir la personne qui lui fait découvrir une possibilité qu’il ne connaissait pas.

Il n’existe pas une seule façon d’être bien. Il devrait donc exister plus d’une façon d’être aidé.

Prenez soin de vous, au plaisir,

 

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